Les jardins japonais, ornés d’étangs et de plantes aquatiques, de grands rochers et de vieux arbres, étaient autrefois associésavec la vie quotidienne de la classe aristocratique.Témoignant de la création d’unpaysage naturel et miniaturisé dans un espace limité, les jardins devaient suivre des règles strictes.Avec l’arrivée du Bouddhisme pendant la période Nara (710-784),les jardins deviennentplus grands et variés.On y trouve de nouvelles conceptions basées sur la tradition hindou-bouddhique, telles que les représentations d’îlots, montagnes mythiques et mers.Les plus anciens textes évoquant des jardins datent de la période Heian (794-1185). Le manuscrit intitulé Sakuteiki recèle un manuel sur les secrets des jardins détaillant la pose et répartition des rochers. Plusieurs types sont répertoriés : jardin naturel, jardin paysage emprunté « shakkei », jardin de thé « cha-niwa », jardin promenade « kaiyushiki », jardin sec« karesansui »,jardin de colline « tsuikiyama », jardin cour « tsubo-niwa » et jardin d’ombre. Tout cela peut être concentré dans un seul complexe de lieu sacré (temple ou sanctuaire).
2. Pavillon de thé du jardin Isuien (Nara)
3. Etang du jardin de Sanctuaire Heian Jingu (Kyoto)
4. Etang du jardin Hakusason-so (Kyoto)
5. Etang Hojo-Ike du temple Eikando (Kyoto)
6. Ponts du jardin Shosei-en (Kyoto)
7. Pont couvert du jardin Heian Jingu (Kyoto)
8. Jardin sec du temple Eikando (Kyoto)
9. Jardin sec du temple Ginkaku-ji (Kyoto)
10. Jardin Seiryu-en du Château Nijo (Kyoto)
11. Jardin Eikando sous la pluie (Kyoto)
12. Jardin d’ombre du temple Ryoan-ji (Kyoto)
13. Bassin, fontaine et lanterne du jardin Hakusason-so (Kyoto)