L’Himalaya est un mot sanskrit qui signifie « demeure des neiges », et qui est la plus haute montagne du monde. Ceci est dû à une particularité géologique qui en fait un endroit titanesque où la tectonique des plaques joue à plein avec la collision avec les sous-continent indien et la plaque euroasie. C’est donc une montagne qui va continuellement croître, mais aussi s’éroder à cause de la mousson. Beaucoup de chercheurs travaillent intensément sur ce lieux. Le thème de la formation et de la destruction de ce genre de montagne est donc très étudié. Ce lieu est également très important puisque c’est la frontière naturelle entre le sous-continent indien et la Chine, à travers le plateau du Tibet, et également entre l’Inde et la Chine où la frontière n’est encore pas parfaitement définie. L’Himalaya est aussi un lieu géopolitique important avec des tensions fortes. Ce fut un lieu de culture et le reste encore aujourd’hui, avec des peuples venus avec différentes cultures et notamment trois religions : la religion hindouiste, bouddhiste et musulmanes. Les petits pays comme le Sikkim, le Népal, le Bhoutan, sont encore des creusets importants dans cette configuration de cultures intenses. Ces sujets sont aussi étudiés au niveau du CNRS par l’Institut des sciences de l’homme et de la société. C’était donc l’occasion, alors que le CNRS est en train de changer de visage et de se réorganiser en instituts, de faire une première journée, sur l’Himalaya, interdisciplinaire. Les trois instituts concernés étaient présents : l’INSU, pour les sciences de l’univers et toute sa partie géophysique, l’institut de l’écologie et de l’environnement et l’institut des sciences humaines et sociales. Ces institut montrent comment travailler en pluridisciplinarité, élément essentiel pour traiter de ces thèmes.