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Une brève histoire sans fin : Australie, terre des anthropologues, par <font color=red>Laurent Dousset, maître de conférences à l'EHESS</font>Une brève histoire sans fin : Australie, terre des anthropologues, par Laurent Dousset, maître de conférences à l'EHESS
Date : 01/08/2009
Auteur : Laurent Dousset

A divers égards, l’Australie fut le continent des imaginaires les plus extrêmes et des espoirs les plus profonds, et ceci avant même que le continent ne soit découvert par les navigateurs occidentaux. Logique implacable, ce continent de l’autre hémisphère, de masse identique à la bonne et vieille Europe, devait être caractéristique d’environnements, de climats, de civilisations et de richesses tout aussi similaires à ceux de l’Occident connu de l’époque. L’Australie, cette Australie-pas-encore-découverte, devint le rêve, que dis-je, le fantasme d’une Europe à la recherche d’elle-même.

L’image contrastée du Tahiti colonial : entre artistes anglophones et francophones, par <font color=red>Philippe Bachimon, professeur à l'Université de Polynésie française</font>L’image contrastée du Tahiti colonial : entre artistes anglophones et francophones, par Philippe Bachimon, professeur à l'Université de Polynésie française
Date : 01/07/2009
Auteur : Philippe Bachimon

Durant l’ère coloniale, qui va du milieu du XIXe siècle au milieu du XXe  siècle, les écrivains, plus encore que les peintres, puis les photographes et les cinéastes, sont les vecteurs de la représentation de cet ailleurs que sont les « Îles », et la plus renommée d’entre elles, Tahiti. Lointaines, inaccessibles, elles font rêver une Europe qui s’éveille à la culture de masse, celle qui passe alors principalement par l'écrit, que ce soit le récit de voyage, le roman - ou un mélange des deux genres - souvent publiés en « feuilleton », avant que l'emporte la projection cinématographique, le « salon » de peinture restant réservé à l’élite sociale. Ainsi, l’imaginaire occidental de l’ailleurs s’ancre sur le vécu et les souvenirs de quelques voyageurs, qui le traduisent en images, en spectacles, en écrits. Nous tenterons de reconstituer cette image esthétisée de Tahiti par l’analyse des œuvres des artistes venus à Tahiti.

Regard sur la sociologie indienne, par <font color=red>Roland Lardinois, chercheur CNRS au CEIAS (CNRS/EHESS)</font>Regard sur la sociologie indienne, par Roland Lardinois, chercheur CNRS au CEIAS (CNRS/EHESS)
Date : 01/06/2009
Auteur : Roland Lardinois

La sociologie de l’Inde, dans la seconde moitié du XXe siècle, a été dominée par le paradigme de l’Homo hierarchicus selon le titre du livre de Louis Dumont qui a fait date dès sa publication en 1966. Cette approche de la société des castes entend combiner l’enquête de terrain avec la lecture des textes classiques de l’Inde ancienne. Car si l’Inde précoloniale ne possède pas de tradition d’étude de la société (à la différence de la Chine, par exemple), elle est dépositaire, dans ses textes rédigés en sanscrit ou en d’autres langues indiennes, de courants de pensée brahmaniques qui traitent, de manière plus théorique que pratique, des relations humaines constitutives du monde socioreligieux des castes (Lardinois 2007).

Quel avenir pour Sri Lanka ? par <font color=red>Eric Meyer, professeur à l’Inalco, Paris</font>Quel avenir pour Sri Lanka ? par Eric Meyer, professeur à l’Inalco, Paris
Date : 01/05/2009
Auteur : Eric Meyer

Le système politique, la société et l’économie de Sri Lanka (anciennement Ceylan) ont été profondément ébranlés par plus d’un quart de siècle de conflit (1983-2009) entre le gouvernement contrôlé par la majorité cingalaise (75% de la population) et la guérilla séparatiste tamoule menée par l’organisation des Liberation Tigers of Tamil Eelam (LTTE). Cette dernière, qui contrôlait entre 1990 et 2007 de vastes territoires au nord et à l’est de l’île, et avait constitué une force capable d’infliger de lourdes pertes à l’armée de Colombo, a perdu l’essentiel de ses territoires et de son potentiel militaire depuis 2008, et se trouve acculée à la défaite sur une bande côtière exiguë, où elle retenait encore, fin avril 2009, une cinquantaine de milliers de civils, pour lui servir de bouclier humain. Après deux jours de suspension des hostilités à l’occasion du nouvel an cingalais et tamoul (14 avril), les combats ont repris et ont permis à l’armée sri lankaise de s’avancer jusqu’à la mer, déclenchant un immense exode de civils qui à la date du 29 avril se poursuivait dans des conditions sanitaires désastreuses.

Le capitalisme asiatique dans la crise : zoom sur la Malaisie, par <font color=red>Elsa Lafaye de Micheaux, maître de conférence, Centre d'économie de la Sorbonne (UMR CNRS-Paris 1)</font>Le capitalisme asiatique dans la crise : zoom sur la Malaisie, par Elsa Lafaye de Micheaux, maître de conférence, Centre d'économie de la Sorbonne (UMR CNRS-Paris 1)
Date : 01/04/2009
Auteur : Elsa Lafaye de Micheaux

Petit pays prospère de 27 millions d’habitants et 650 000 km2, situé entre l’Inde et la Chine, la Malaisie fait partie de cette nouvelle génération de pays émergents, les « Tigres », qui, avec la Thaïlande, les Philippines, l’Indonésie, ont participé au « miracle asiatique » dans le sillage des quatre Dragons (la Corée, Taiwan, HongKong et Singapour). Au cœur du monde malais de longue tradition musulmane, elle est aussi, par sa population multiethnique et son pluralisme religieux, à l’image de ce carrefour d’Asie où se côtoient et se mélangent langues, civilisations et influences.

L'année du Boeuf de Terre (le temps dans l'ancien Japon), par <font color=red>Sylvain Jolivalt, auteur-illustrateur indépendant</font>L'année du Boeuf de Terre (le temps dans l'ancien Japon), par Sylvain Jolivalt, auteur-illustrateur indépendant
Date : 01/03/2009
Auteur : Sylvain Jolivalt

Le 29 janvier dernier, nous sommes entrés dans l’année du Bœuf de Terre considérée, selon le calendrier traditionnel chinois, comme étant propice aux travaux de la terre. Si l’on en croit la coutume, cette année, la nature devrait donc se montrer clémente !

 Découvrez les secrets du calendrier traditionnel japonais.

Ces Toungouses de qui nous vient le mot 'chamane', par <font color=red>Alexandra LAVRILLIER, docteur en anthropologie du Centre d’Etudes Mongole et Sibérienne (EPHE, Sorbonne)</font>Ces Toungouses de qui nous vient le mot 'chamane', par Alexandra LAVRILLIER, docteur en anthropologie du Centre d’Etudes Mongole et Sibérienne (EPHE, Sorbonne)
Date : 01/02/2009
Auteur : Alexandra LAVRILLIER
Le nom « Toungouse » résonne dans les œuvres consacrées au chamanisme, à l’animisme  ou à l’organisation sociale de plusieurs anthropologues occidentaux (F. Boas, Lévi-Strauss, Hamayon, Descola, etc.). Il renvoie à un ensemble culturellement cohérent de peuples originellement chasseurs présents en Sibérie et en Mandchourie.
Le mot « chamane » est venu de leurs langues – saman – pour entrer en russe dès le XVIème siècle grâce au récit d’Avvakum, un prêtre orthodoxe. Dans les deux siècles qui ont suivi, un récit de deux voyageurs hollandais, publié en allemand, puis traduit en anglais et en français finit de rendre célèbre ce terme.
La médecine tibétaine, une « science des soins » étroitement liée au bouddhisme, par <font color=red>Fernand Meyer, directeur d'études EPHE, Sciences et civilisation du monde tibétain, Inalco-CNRS UPR 299</font>La médecine tibétaine, une « science des soins » étroitement liée au bouddhisme, par Fernand Meyer, directeur d'études EPHE, Sciences et civilisation du monde tibétain, Inalco-CNRS UPR 299
Date : 31/12/2008
Auteur : Fernand Meyer

La médecine tibétaine est, au nombre des médecines traditionnelles asiatiques basées sur un corpus écrit, celle qui a été connue, de façon notable, le plus tardivement hors de son aire culturelle. Ce n’est, en effet, qu’à partir du milieu du 20ème siècle, notamment avec l’afflux des réfugiés fuyant au Sud la prise de contrôle du plateau tibétain par l'armée de la jeune République Populaire de Chine, que se sont développées les études sur la "science des soins" (gso-ba rig-pa) tibétaine. Parallèlement, les enseignements dispensés à travers le monde par des maîtres religieux de la diaspora, l'activisme des groupes de défense des Tibétains ou de promotion des médecines alternatives, le développement du tourisme dans des régions de culture tibétaine, et un certain engouement médiatique ont fait connaître à des degrés divers l'existence de cette médecine, et éventuellement ses ressources, au grand public. Enfin, depuis quelques décennies, dans beaucoup de régions de son aire géographique traditionnelle, où elle est maintenant partout confrontée aux avatars locaux de la biomédecine mondialisée, la médecine tibétaine a été l'objet d'une institutionnalisation croissante. Elle a été impliquée, par des organisations non gouvernementales dans des programmes locaux de promotion de la santé primaire ou même de protection de l'environnement, et dans certains cas elle a été intégrée, sous diverses formes, aux systèmes nationaux de santé.

A qui profitent les usines chinoises ? par <font color=red>Jean RUFFIER, Chercheur au CNRS et Directeur du Centre Franco-Chinois de Recherches en Gestion de l’Université Lyon3</font>A qui profitent les usines chinoises ? par Jean RUFFIER, Chercheur au CNRS et Directeur du Centre Franco-Chinois de Recherches en Gestion de l’Université Lyon3
Date : 01/12/2008
Auteur : Jean RUFFIER, Chercheur au CNRS
Le décollage industriel de la Chine a surpris les économistes, mais il dure maintenant depuis vingt ans avec des taux de croissance industrielle toujours supérieurs à 10%. La Chine a changé d’échelle. La Chine s’est enrichie, la pollution a augmenté en Chine et sur la planète. Mais peut-on faire un bilan de cette croissance qui a transformé le paysage industriel de la planète dans son ensemble. La grandeur du pays, le cinquième de la population mondiale, la force, la variété et le dynamisme de son économie rendent difficile un bilan, et pourtant, il y a des perdants et des gagnants. Les perdants se sont d’abord les prévisionnistes. Personne n’avait anticipé le décollage de la Chine qui survient alors même que les chercheurs dont je fais partie désespéraient de voir un pays sous-développé réussir un décollage industriel autonome.
 
Relations Taiwan-Chine. La nouvelle politique chinoise de Ma Ying-jeou, par <font color= red>Frank Muyard, directeur de l’Antenne de Taipei du CEFC (Centre d’Etudes Français sur la Chine contemporaine)</font>Relations Taiwan-Chine. La nouvelle politique chinoise de Ma Ying-jeou, par Frank Muyard, directeur de l’Antenne de Taipei du CEFC (Centre d’Etudes Français sur la Chine contemporaine)
Date : 01/11/2008
Auteur : Frank Muyard
 
 
L’élection en mars 2008 de Ma Ying-jeou à la présidence de la République de Chine (RdC) à Taiwan a amorcé un nouveau tournant dans les relations entre Taiwan et la Chine. Complétant la victoire du Kuomintang (KMT) aux législatives de janvier, le succès de Ma a ramené le KMT au pouvoir de l’exécutif taiwanais après huit ans de gouvernement de Chen Shui-bian et du Parti Démocrate Progressif (PDP) pro-indépendantiste.[1]
Derrière le slogan “pas d’unification, pas d’indépendance, pas de recours à la force”, et l’engagement de ne pas conduire de négociations sur l’unification pendant la durée de son mandat, la nouvelle politique chinoise de Ma et du KMT est axée sur un rapprochement économique, symbolique et politique graduel avec la Chine avec quatre objectifs : baisser la tension politique et militaire dans le détroit de Formose, renforcer les liens économiques avec la Chine pour éventuellement aboutir à une forme de marché commun, contrer l’indépendantisme taiwanais et préparer les conditions favorables pour une possible unification future.
La titrisation, un danger pour l’Asie par <font color=red>Natacha AVELINE, directrice de recherche au CNRS</font>La titrisation, un danger pour l’Asie par Natacha AVELINE, directrice de recherche au CNRS
Date : 01/10/2008
Auteur : Natacha Aveline, directrice de recherche au CNRS

Quasiment inconnue du grand public avant la crise des subprime mortgage, la titrisation (securitization en anglais) fait aujourd’hui partie intégrante du lexique courant des média. Cette technique, qui consiste à transformer des portefeuilles de prêts ou de biens immobiliers en titres  (actions ou obligations) accessibles à tout type d’investisseur, est en effet la cause de la plus grave crise financière que l’on ait connu depuis les années 1930. Dores et déjà, quelque 1000 milliards US$ se sont envolés suite à l’effondrement de valeur des titres, un montant bien supérieur aux effets de l’éclatement de la bulle financière japonaise (780 milliards US$ de perte de valeur) et de la crise asiatique (420 milliards). Or, les marchés financiers sont loin d’avoir touché le fond, si l’on en juge par la déconfiture récente des deux géants du financement immobilier aux Etats-Unis, Fannie Mae et Freddie Mac. 

Natacha Aveline est auteur du livre  "Immobilier : L'asie, la bulle et la mondialisation", CNRS Editons, 2008.

Le Laos au cœur de l’Asie ? par <font color=red>Vatthana Pholsena, Chargée de recherche CNRS, Institut d’Asie Orientale, Lyon</font>Le Laos au cœur de l’Asie ? par Vatthana Pholsena, Chargée de recherche CNRS, Institut d’Asie Orientale, Lyon
Date : 01/09/2008
Auteur : Vatthana Pholsena, Chargée de recherche CNRS, Institut d’Asie Orientale, Lyon

La République Démocratique Populaire Lao occupe une superficie de 236 800 km² et abrite une population approchant les six millions d’individus, soit une densité de population d’environ 25 habitants par km². Son faible poids démographique n’empêche pas une très grande diversité linguistique et culturelle. Jusqu’à une date récente, le Laos recensait officiellement 47 groupes ethniques.L’ethnie Lao, dominante sur le plan politique, compte pour à peine la moitié de la population totale. D’après les recherches entreprises par le Front Lao pour la Construction Nationale (la principale organisation de masse gouvernementale), le pays en aurait à présent 49, répartis dans quatre catégories ethnolinguistiques : Lao-Tai, Mon-Khmer, Hmong-Mien et Sino-Tibétain. Cette liste de 49 noms n’a cependant pas été approuvée par l’Assemblée Nationale lors de la dernière session parlementaire en juillet 2008.

Les J.O. de PékinLes J.O. de Pékin
Date : 01/08/2008
Auteur : Jean Auriac

Plus vite, plus haut, plus fort. La société chinoise semble s’être coulée toute entière dans la devise de Coubertin. Qu’il est loin le temps de l’Empire immobile de Peyrefitte ! Liu Xiang, héros du public chinois, vainqueur du 110 m haies aux derniers Jeux d’Athènes, premier médaillé d’or chinois en athlétisme, symbolise bien l’ascension sportive de ce pays. En vingt ans, ce dernier est passé de cinq médailles d’or glanées en 88 à Séoul à une moisson de 63 médailles (32 en or) aux 28èmes Jeux de 2004, juste derrière les Etats-Unis (35). Il améliore continuellement ses scores en Championnats et Coupes du monde, passant d’une moyenne annuelle de 45 médailles dans les années 80, à 92 dans les années 90, et 105 pour les années 2000. Pourtant, la situation sportive du pays ne saurait être comprise sur le seul critère de ses réussites récentes en rencontres internationales.

Vers une « Communauté Asiatique » ? par  <font color=red> <b> Bruno Jetin, Institut de recherche pour le développement (IRD, France) et Centre d’Économie de Paris Nord</b></font>Vers une « Communauté Asiatique » ? par Bruno Jetin, Institut de recherche pour le développement (IRD, France) et Centre d’Économie de Paris Nord
Date : 01/07/2008
Auteur : Bruno Jetin

L’Asie connaît depuis une dizaine d’années un nouveau régionalisme. L’intégration croissante des pays d’Asie de l’est et du sud en constitue le fondement. La crise économique et financière de 1997-98 en a été le catalyseur. Ce nouveau régionalisme se manifeste par la présence de nouvelles institutions. Les pays d’Asie de l’est, principales victimes de la crise ont fondé autour de l’ASEAN, un regroupement informel, l’ASEAN+3 », (l’ASEAN plus le Japon, la Chine et la Corée du sud) qui intervient principalement dans le domaine de la coopération monétaire et financière.

La question du Tibet, <font color=red>par Anne-Marie Blondeau, Directeur d'Études à l'École Pratique des Hautes Études, et Jean-Luc Domenach, Directeur de Recherche à Sciences – Po Paris</font>La question du Tibet, par Anne-Marie Blondeau, Directeur d'Études à l'École Pratique des Hautes Études, et Jean-Luc Domenach, Directeur de Recherche à Sciences – Po Paris
Date : 01/06/2008
Auteur : Anne-Marie Blondeau et Jean-Luc Domenach

Il y a quelques semaines encore, les démocraties occidentales s'émouvaient et montraient du doigt la répression chinoise au Tibet, accusaient Pékin, sur fond de flamme olympique, d’être l’auteur de ce lent génocide d’un peuple de 5 millions d’habitants subissant la lente infiltration des Han qui sont déjà plus de 1 500 000 sur ce vaste et riche territoire de 2,5 millions de km². Dans combien de temps les Tibétains ne seront-ils plus majoritaires chez eux ?

Le Réseau Asie a souhaité demander à deux spécialistes, l’un du Tibet, Anne-Marie Blondeau, et l’autre de la Chine, Jean-Luc Domenach, de dire leurs points de vue et de prendre date.

Photo © 2005 - Françoise Robin, Inalco

Le retentissement culturel des Accords de Matignon-Oudinot, <font color=red>par Dominique Jouve, Professeur des universités, 9e section, université de la Nouvelle-Calédonie, Laboratoire Transcultures</font>Le retentissement culturel des Accords de Matignon-Oudinot, par Dominique Jouve, Professeur des universités, 9e section, université de la Nouvelle-Calédonie, Laboratoire Transcultures
Date : 01/05/2008
Auteur : Dominique Jouve

Mars 2008, à Nouméa, au centre culturel Tjibaou, marque le début d’une exposition collective qui se propose d’évoquer la poignée de mains qui inaugure les accords de Matignon-Oudinot. En avril, de nouvelles fleurs seront déposées à Ouvéa pour perpétuer la mémoire de ceux qui sont morts lors de l’assaut donné à la grotte où étaient retenus les otages. Pas d’autre célébration ou commémoration en vue, en dehors du retentissement local du colloque du CNRS qui se tient à Paris les 25 et 26 avril. Quelle est aujourd’hui, dans le domaine culturel, la résonnance de ce geste par lequel il fut mis fin à plus de cinq ans de troubles, à une quasi guerre civile?

Corée du sud : économie sociale et solidaire et développement socio-économique, <font color=red>par Eric Bidet, maître de conférences, Hankuk University of Foreign Studies (Seoul)</font>Corée du sud : économie sociale et solidaire et développement socio-économique, par Eric Bidet, maître de conférences, Hankuk University of Foreign Studies (Seoul)
Date : 01/04/2008
Auteur : Eric Bidet, maître de conférences, Hankuk University of Foreign Studies (Seoul)

On a coutume de regrouper sous la bannière de l’économie sociale et solidaire ces organisations économiques particulières que sont les coopératives, les mutuelles et les associations. Ces organisations quelques principes fondamentaux qui les distinguent des entreprises capitalistes ou des entreprises publiques, en particulier un mode de gouvernance démocratique (un homme, une voix) et une distribution volontairement limitée ou interdite de leur profit. Alors que le secteur ainsi délimité représente dans la plupart des pays européens un pan essentiel de l’économie intervenant dans des secteurs aussi variés que l’agriculture, la banque, l’assurance ou les services aux personnes, on constate sa quasi-absence du paysage socio-économique sud-coréen.

Les déplacés des Trois Gorges par <font color=red><b>Florence Padovani</b>, docteure en sociologie de l'EHESS, chercheure associée au Département de sociologie de l'Académie des Sciences sociales de ShanghaiLes déplacés des Trois Gorges par Florence Padovani, docteure en sociologie de l'EHESS, chercheure associée au Département de sociologie de l'Académie des Sciences sociales de Shanghai
Date : 01/03/2008
Auteur : Florence Padovani
Le barrage des Trois Gorges est situé sur le fleuve Yangzi au centre de la Chine à la limite de la province du Hubei et de la municipalité autonome de Chongqing. Sa structure en béton est terminée depuis 2003 et, depuis, l’eau monte inexorablement. Les dernières familles quitteront leurs terres d’ici 2009, date à laquelle le barrage sera complètement opérationnel.
Comprendre le Cambodge d'aujourd'hui, par Alain FOREST, Professeur des Universités UMR SEDET (CNRS/Université Paris-Diderot)
Date : 01/02/2008
Auteur : Alain Forest

Durant les années 1990-2005, nulle autre contrée de par le monde que le Cambodge n'a été autant observée, examinée, scrutée par les experts, les membres d'ONG, les spécialistes de toutes disciplines, que le Cambodge. Données chiffrées, statistiques et tableaux, pourcentages et "fromages", projections et prévisions ­– le plus souvent alarmistes ! –, abondent et parfois encombrent. Certaines des études ainsi produites témoignent d'une approche superficielle du terrain en même temps que d'une assurance déconcertante, mais beaucoup sont estimables, notamment au regard des conditions d'impréparation et de rapidité dans lesquelles elles ont été effectuées, et elles donneront du grain à moudre aux historiens à venir.

Delhi et son rêve de 'ville globale', de <font color=red><b>Véronique Dupont</b>*, Directrice de recherche à l’Institut de Recherche pour le Développement</font>Delhi et son rêve de 'ville globale', de Véronique Dupont*, Directrice de recherche à l’Institut de Recherche pour le Développement
Date : 01/01/2008
Auteur : Véronique Dupont

Ancienne capitale de l’empire Moghol puis de l’Empire Britannique des Indes de 1911 à 1947 avant de devenir celle de la Fédération Indienne indépendante, Delhi aspire maintenant à devenir une « ville globale ». Delhi, site stratégique dans la nouvelle économie mondiale ? Ville aux fonctions internationales déterminantes à l’échelle planétaire ? Si la capitale indienne est loin de répondre aux critères de John Friedmann et de Saskia Sassen, les ambitions de Delhi à atteindre ce statut sont clairement exprimées dans le schéma directeur d’urbanisme de la ville à l’horizon 2021, dont la vision est de « transformer Delhi en métropole globale et ville de classe mondiale » ; ce slogan est aussi récurrent dans les discours de son ministre en chef, Sheila Dixit. Sur quelles réalités s’appuie cette ambition ? Et quelles en sont les conséquences ?

Les indésirables de la ville globale. Crédit photographique : Ruchir Joshi

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