Mon compte Mon compte Contact Version en

Premier Congrès du Réseau Asie, Maurice Aymard, Jean-Luc Domenach, Alain Peyraube, Jean-François Sabouret, membres fondateurs

Auteur : Maurice Aymard, Jean-Luc Domenach, Alain Peyraube, Jean-François Sabouret, membres fondateurs du Réseau Asie
Date de l'article : 02-09-2003
Contacter l'auteur de cet article

Le premier Congrès du Réseau Asie se tiendra, les 24 et 25 septembre 2003, à Paris au Centre de Conférences Internationales (CCI) du ministère des Affaires étrangères, Avenue Kléber.
Créé le 18 juin 2001, le Réseau Asie s'est efforcé de répondre à deux types de besoins à la fois intérieurs et extérieurs, exprimés par un nombre important de membres de la communauté scientifique des 'Asiatisants'.

Besoins intérieurs. Les chercheurs et les enseignants se connaissent et sont habitués à travailler ensemble dans le cadre d'aires culturelles et géographiques. Ils veulent pouvoir aujourd'hui échanger davantage, partager, mettre en commun leurs savoirs, leurs interrogations, leurs démarches.
La perception du nombre et de la variété des compétences sur l'Asie développées en France, est encore assez imprécise. Il est donc important de pouvoir se compter, de faire apparaître les secteurs sur lesquels s'appuient nos forces, et de faire ressortir les insuffisances pour chercher à les combler à l'avenir.

La première étape a été la constitution d'une base de données fiables. Elle est en cours de développement. Elle est déjà accessible sur le site Web du Réseau Asie: http://www.reseau-asie.com
C'est un travail minutieux qui se réalise entre chaque membre du Réseau Asie et son secrétariat qui est hébergé à la Maison des Sciences de l'Homme à Paris. Notre pays compte environ 1500 enseignants et chercheurs travaillant sur les cinquante aires géographiques et culturelles que regroupe le Réseau Asie, ouvert à tous ceux que leurs recherches et leur expertise conduisent à étudier les sociétés asiatiques et à en rendre compte. Cette base, ainsi que le site Web, permettent de mieux échanger et sont des outils faciles d'accès partout et pour tous.

Un besoin important s'est fait ressentir : celui de se retrouver régulièrement pour une réunion scientifique générale. Le premier Congrès répond à cette attente. Il a été construit autour d'une double exigence de confrontation des disciplines et des cultures concernées. On pourra mesurer ainsi la force de cette initiative fédératrice, mettre en évidence l'intérêt que notre communauté accorde à ce projet et permettre à nos tutelles et aux ministères impliqués dans les échanges avec l'Asie d'avoir une meilleure connaissance du potentiel scientifique que représente notre communauté.

L'une des motivations fortes qui nous ont déterminés à créer le Réseau Asie consistait à faire place également aux jeunes chercheurs, doctorants et docteurs. Il nous apparaît capital de les faire connaître davantage, et de leur fournir un lieu où parler de leurs recherches devant leurs pairs et leurs aînés. Entre la thèse et l’entrée dans la vie active, tel qu’un recrutement d'enseignant ou de chercheur, le chemin est parfois assez long et la mise en lumière de leurs savoirs est indispensable pour eux comme pour notre communauté.
Dans un contexte budgétaire pourtant difficile, nos tutelles ont répondu positivement, que ce soit le ministère des Affaires étrangères , le ministère Délégué à la Recherche et aux Nouvelles Technologies, le ministère de la Jeunesse, de l'Education et de la Recherche ou le ministère de la Culture et de la Communication. Le Centre National de la Recherche Scientifique a joué, dès l'origine, un rôle important dans la création et le développement du Réseau Asie.

Nous savons dès maintenant que d'autres ministères répondront présents pour les prochains congrès que nous nous proposons de tenir tous les deux ans.
Des entreprises privées ont aussi apporté leur contribution pour cette première réunion. D'autres entreprises et associations seront présentes en plus grand nombre en 2005.
L'organisation d'un Congrès s’est faite sur la base d'une consultation et d'une mobilisation, l'une et l'autre très larges des enseignants et des chercheurs. Nous avions proposé la tenue d'ateliers sur des thématiques communes et nous nous étions fixé initialement un objectif de vingt-cinq ateliers. Nous avons reçu quatre-vingts propositions. La réponse a donc été positive, bien au-delà de notre attente, la preuve que nous sommes sur la bonne voie. Malheureusement nous n'avons pu donner satisfaction à toutes les propositions cette fois-ci ; des choix ont été nécessaires, et nous prions les auteurs des propositions non retenues de nous en excuser.

Ce type de réunion pose un problème de locaux disponibles et de budget . Nous avons voulu pour cette première fois que le Congrès soit quasi gratuit. Sans l'aide active de divers ministères, la chose eût été impossible. Le prestigieux Centre de Conférences Internationales du ministère des Affaires étrangères accueillera donc sur deux journées nos 46 ateliers regroupant 240 exposés. Nous valoriserons les travaux de ce Congrès et les contributions des participants en les faisant connaître par les moyens les plus appropriés et efficaces tant en France qu'à l'étranger.
Nous souhaitons que ce Congrès soit le début d'autres réunions transversales du Réseau Asie et d'échanges fructueux entre les chercheurs et nous nous efforcerons de favoriser ces thématiques ainsi que les réunions qui les accompagnent.

Besoins extérieurs. Les besoins extérieurs s'expriment dans le fait que de nombreux chercheurs veulent être en prise plus forte avec l'Asie, soit en se rendant dans les pays liés à leurs recherches, soit en invitant des chercheurs à venir participer à des colloques et des activités d'enseignement et de conférences en France.

Les compétences sur le monde asiatique et les échanges suivis sont anciens dans notre pays, puisqu’ils remontent à Colbert avec la création de « l’Ecole des jeunes de langues » en 1669. Les préoccupations étaient alors commerciales, politiques et religieuses. Un siècle plus tard, un décret de la Convention du 30 mars 1795 (10 germinal an III) fonda l’Ecole des Langues Orientales. De nombreux chercheurs et enseignants sont venus s’y former, s'expriment en français. La langue française est celle dans laquelle nos travaux se tiendront pour le Congrès mais d'autres colloques ou journées d'études thématiques pourront se tenir à l'étranger soit pour aller à la rencontre d'autres Réseaux Asie, en Europe, aux Etats-Unis ou ailleurs, soit pour participer à des rencontres et échanges dans les langues asiatiques parlées. Notre intention est d'établir des contacts suivis et des échanges avec d'autres réseaux dans divers pays d'Europe et dans le monde ayant la même démarche que nous.

Au terme de deux années d'existence et au moment de notre premier Congrès, nous voulions ici présenter notre bilan et nos projets. Il reste bien du chemin à parcourir encore et nous en sommes conscients. Celui-ci ne se fera que si nous participons en plus grand nombre au développement et à la consolidation du Réseau Asie car il s'agit, rappelons-le, de démarches individuelles et volontaristes.
Nous souhaitons recueillir avis et propositions pour développer une meilleure synergie entre nous, mutualiser davantage nos moyens et prendre de nouvelles initiatives. Notre objectif est de mieux connaître et faire connaître l'Asie, où vit plus de la moitié de la population de notre planète et où existent de nombreux gisements d'avenir s'enracinant dans des cultures riches et anciennes.

Si nous essayons de mesurer l'intérêt accordé à notre initiative sur la seule base du nombre et de la diversité des ateliers et des exposés qui sont prévus, nous retirons la certitude que notre démarche était nécessaire et attendue. Nous devons ce succès à tous ceux qui ont travaillé et participé à nos réunions, comités, échanges depuis la création du Réseau Asie. Qu'ils en soient ici remerciés.








Actualités
  Page principale des actualités   Archives des actualités

Appels, Offres
  Page principale des appels, offres   Archives des appels, offres

 
 
Version Imprimable

Création site internet