Japon-Chine : l’intégration compétitive par Denis Tersen, Ministère des Finances, Ancien Ministre Conseiller commercial à l'Ambassade de France à Tôkyô
Avril 2OO1, inquiets de la progression des importations de pailles de tatami, de poireaux et de champignons shiitakes en provenance de Chine, les autorités japonaises pour la première fois de leur histoire commerciale font jouer des clauses de sauvegarde pour protéger leurs producteurs locaux. La Chine riposte en imposant des droits de douane additionnels de 100% sur quelques produits japonais ciblés (automobiles, appareils d’air conditionné, combinés de téléphone portable). Après un simulacre de bras de fer, le Japon va céder et rapporter ses mesures anti-chinoises. 2003, tirée par les exportations destinées à la Chine, l’économie japonaise redevient la plus dynamique du G 7. La « Chine-menace » est devenue la « Chine-opportunité ». Décembre 2004, le libre blanc japonais sur la défense mentionne explicitement la Chine –au côté de la Corée du Nord- comme une puissance potentiellement hostile et donc à surveiller. Dans le même temps, les entreprises japonaises n’hésitent plus à poursuivre en justice leurs concurrents chinois pour faire respecter leurs droits de propriété intellectuelle. A l’évidence, les équilibres géopolitiques et économiques d’Asie du Nord-Est ne sont pas stabilisés.
Le Japon n’hésite pas à s’affirmer et les facteurs politiques sont naturellement présents. Mais cette assurance est d’abord économique : les entreprises japonaises ont trouvé la « bonne » réponse, une sortie « par le haut » au défi chinois.
La première partie de la réponse repose sur le choix de l’intégration économique. Il était, il est vrai, difficile de résister indéfiniment aux deux grandes lois du commerce international : la loi de la gravitation (« plus mon partenaire est proche, plus je commerce avec lui ») et celle des avantages comparatifs (« plus nos structures économiques sont différentes, plus nous avons intérêt à échanger »). Mais le choix sans restriction de l’intégration est somme toute récent : la fin de la décennie 1990. Elle se manifeste d’abord par une forte progression des importations d’origine chinoise au Japon. En 1990, la part de marché de la Chine dans les importations japonaises est de 5 %. En 1999, elle est de 13,8 %. En 2004, elle sera de 20,5%. Entre temps – en 2002- la Chine aura détrôné les Etats-Unis du rang de premier fournisseur de l’archipel. Cette intensification de la relation commerciale est désormais à double sens. Elle a son pendant dans la croissance des ventes de produits japonais en Chine : +28% en 2002, +44% en 2003, +30% sur les premiers mois de 2004. La Chine absorbait 2% des exportations japonaises en 1990, 5,6% en 1999, 13% en 2004. Si l’on ajoute les ventes à Hong Kong, la Chine absorbera en 2004 l’équivalent de 86% des exportations destinées aux Etats-Unis. En 2006 au plus tard, l’ensemble Chine-Hong Kong sera le premier client du Japon.
L’intégration économique passe aussi par l’investissement direct étranger (IDE) –dans le sens Japon vers Chine pour l’essentiel même si l‘on assiste aux premiers rachats d’entreprises japonaises par des firmes chinoises. Moins de 5% de l’IDE japonais « global » est dirigé vers la Chine en 2002 pour 8,7 % en 2003 et 14,6 % en 2004*1. Si les entreprises japonaises prennent garde de ne pas mettre tous leurs œufs dans le grand panier chinois et de maintenir leurs engagements dans les autres pays d’Asie de l’Est, plus de 50% de l’IDE japonais vers l’Asie est désormais investi en Chine.
Des relations politiques à un étiage particulièrement bas depuis l’accession aux affaires du premier ministre Koïzumi n’ont finalement pas empêché la rencontre des deux économies. On peut toutefois penser qu’une relation politique médiocre risque de peser sur la dynamique commerciale*2.
Deuxième élément de la réponse : l’intégration économique est verticale, hiérarchique, sous dépendance…japonaise. La production est décomposée, « modularisée ». Les modules à forte valeur ajoutée sont produits au Japon; les parties intensives en main d’œuvre ou banalisées sont chinoises. Pour une gamme de produits, la division du travail joue également à plein : les produits les plus innovants qui doivent être confrontés et validés par le consommateur ultime, le consommateur japonais, viennent du Japon; les produits matures sont assemblés ou totalement fabriqués en Chine. Les échanges sino-japonais sont donc organisés verticalement à travers un commerce de produits intégrés dans le bien final au sein de la même firme, à l’inverse par exemple de la relation franco-allemande qui repose sur un commerce intra-industrie horizontal où les partenaires s’échangent les produits équivalents d’entreprises en concurrence les unes avec les autres.
Car tout se passe à l’intérieur de la firme japonaise et d’un réseau de sous-traitants sous contrôle. Celle-ci peut alors faire jouer pleinement son avantage compétitif sur ses concurrentes occidentales : sa capacité à gérer les interfaces du processus de production, en coordonnant l’ensemble de la chaîne de la valeur ajoutée dans une relation de dépendance forte. On le voit bien à l’autonomie relativement faible dont bénéficient les filiales des entreprises japonaises en Chine, comparée à celle des filiales chinoises des entreprises américaines et européennes : les dirigeants y sont moins souvent chinois (28% contre 46%), la localisation de la recherche-développement est plus limitée et concentré sur la recherche appliquée, les composants clefs sont importés*3.
Conséquence de cette organisation en réseaux hiérarchisés, l’écart technologique entre Japon et Chine reste entier, et le Japon continue à faire la course en tête. Entre 1995 et 2002, le Japon a même gagné en compétitivité relative, mesurée par les avantages comparatifs révélés, vis-à-vis de son grand voisin dans les secteurs des composants électroniques, des pièces automobiles et des équipements de télécommunications. Des chercheurs du CEPII le rappelaient récemment : « la montée technologique chinoise semble être restée strictement confinée aux bases de production et d’exportation créées en Chine continentale par les firmes asiatiques*4», pour l’essentiel des firmes japonaises est-on tenté d’ajouter.
Troisième réponse japonaise au défi chinois : retourner le formidable appétit de croissance chinois au profit du Japon en faisant de la Chine un instrument de compétitivité globale, mais en gardant à l’esprit que la compétition mondiale est menée…avec les Etats-Unis et l’Europe. Priorité en conséquence à l’innovation, à la course pour occuper la frontière technologique… et là tout se joue au Japon, dans son modèle d’organisation industriel, ses pôles de compétitivité et dans la relation nouée avec le consommateur le plus exigeant du monde. « Ecrans plats et appareils numériques sont plébiscités pour les fêtes » affichait en première de page le journal Le Monde le jour de Noël. Pour tous ces produits, la part de marché mondial des entreprises japonaises se situe entre 50% et 100% et leur production, comme celle des produits de haute technologie numérique, est résolument localisée au Japon : à plus de 99 % pour les répertoires personnels numériques ou les systèmes de navigation automobiles, à plus de 80 % pour les téléviseurs à cristaux liquides numériques, à hauteur de 60 % pour les graveurs de DVD ou les appareils photos numériques*5.
Mais la course pour le leadership asiatique dépasse les seuls échanges croisés de marchandises. Modèles de consommation, musiques et images de la J-Pop, créations culturelles, design se régionalisent au rythme des modes japonaises. On assiste à une « shibuya-isation » de l’Asie du Nord, du nom du célèbre quartier branché de Tokyo. Le Japon qui se veut désormais « soft power », exporte les produits électroniques grand public destinés aux consommateurs à haut pouvoir d’achat de ses voisins mais aussi des contenus qui vont circuler dans ces produits. 80% des visiteurs étrangers du musée Ghibli de Tokyo, du nom de la maison de production du célèbre réalisateur d’animes Myazaki, sont asiatiques.
L'émergence chinoise, par ses effets de masse, déforme les repères. En économie, la taille compte bien sûr, surtout en matière de représentations. Mais la domination des entreprises japonaises n’est pas entamée. Les éléments de complémentarité entre économies l’emportent encore largement sur les facteurs de compétition, à l’exception de la concurrence qui fait plus que se dessiner pour l’accès aux sources d’énergie et de matières premières. Cela laisse finalement une marge de manœuvre –d’erreur faudrait-il écrire- à la diplomatie japonaise lui permettant d’avoir un coup de retard dans le jeu de l’intégration régionale asiatique, de faire l’impasse sur une politique chinoise positive et coopérative et de coller aux Etats-Unis dans la relation forcément problématique qui se développe et se développera de plus en plus entre l’hegemon actuel et le prétendant à terme à sa succession. C’est finalement sur ce terrain que le Japon devra opérer un choix décisif. Il peut s’appuyer sur l’intégration des économies pour proposer sans naïveté à la Chine des coopérations institutionnelles, un leadership partagé, démontrant qu’effectivement « là où il y a du commerce, il y a des mœurs douces ». Il pourra alors être la passerelle entre les deux rives du Pacifique, jouant de ses capacités technologiques et de son aptitude à l’hybridation. Il peut au contraire dans une version de la guerre froide renouvelée et déplacée pour partie dans le champ économique, privilégier une stratégie de containment, servant de relais à la puissance américaine. Pour la stabilité et la prospérité de la région - et du monde - ce ne serait pas le choix le moins risqué.
*1: Source ministère des finances japonais
*2: C’est du moins l’inquiétude des milieux d’affaires japonais et du Nihon Keidanren qui plaident pour une inflexion de l’attitude « anti-chinoise- de Junichiro Koïzumi
*3: Source METI « enquête » sur l’activité à l’étranger des entreprises japonaises (2003)
*4: Guillaume Gaulier, Françoise Lemoine, Deniz Unal-Kesenci : « China’s integration in Asian production networks and its implications » RIETI Discussion Paper Series (novembre 2004)
*5: Source Worldwide Electronics Market Research (Fuji Chimera Research Institute) citée dans le libre blanc sur le commerce international et l’investissement direct étranger du JETRO (2004)
Chine-Japon : l’incommunicabilité et ses causes
par François Godement, Professeur à l’Institut National des Langues et Civilsations Orientales et Directeur du Centre Asie à l’IFRI
Pour comprendre ce que pourraient être les rapports entre la Chine et le Japon, il suffit d’aller voir les films de Hou Hsiao-hsien ou d’Edward Yang, les deux plus grands cinéastes taiwanais, natifs l’un du Guangdong, l’autre de Shanghai. La Cité des douleurs du premier y présente, à travers les rapports d’un médecin hospitalier et d’une infirmière, une vision non-conformiste de la présence japonaise à Taiwan, tandis que Yiyi, du second, exalte le savoir d’un vieux maître japonais appelé à la rescousse d’une petite entreprise taiwanaise. L’un comme l’autre cinéaste ont excellé dans la peinture désolée de liens familiaux ancestraux en voie de rupture devant les assauts de la société moderne – comme leur maître commun Ozu, quasi-inventeur à lui seul de la photographie géométrique abstraite à partir de trains et de voies ferrées, figurant autant de couteaux qui transpercent la société traditionnelle : le Voyage à Tokyo, prototype de la migration et de la perte des repères affectifs, a inspiré les œuvres de Hou Hsiao-hsien*a: comme d’Edward Yang. Dans l’autre sens, il est à peine besoin de souligner les vagues historiques de retour de la culture japonaise vers la matrice chinoise, qui viennent contrebalancer le solipsisme de l’identité japonaise et le mythe de l’auto-engendrement impérial. Voyageant vers Dunhuang et ce qui est le site artistique essentiel de la Route de la Soie à l’été 2001, nous voisinions avec les très âgés, très distingués et sans doute très riches membres de la société japonaise de protection du site, un groupe accueilli en fanfare à l’aéroport : les rapports sino-japonais y apparaissaient bien différents et bien plus nuancés que ce que mettent en valeur les propagandes. Il y a un mouvement de retour de la culture japonaise, comme de la culture et de la société sud-coréenne, vers le continent chinois qui représente une nouvelle greffe de rameaux interrompus par l’histoire.
Pourquoi rappeler ces évidences culturelles ? Parce qu’elles sont le plus souvent taboues dans l’expression politique chinoise contemporaine. A Taiwan aussi, le régime Kuomintang a multiplié les films patriotiques commémorant la guerre sino-japonaise, et très généralement voilé pour les besoins de la cause les innombrables liens maintenus ou recréés avec le Japon d’après-guerre. En Chine populaire, la légitimité du régime repose autant sur la guerre de résistance anti-japonaise que sur la révolution sociale, et depuis la fin du maoïsme et le déferlement du capitalisme globalisé, c’est sans doute le premier pilier qui est le plus sûr. Ce n’est pas seulement le souvenir bien réel, pour la vieille génération, des atrocités de la conquête et de la guerre japonaise qui joue, mais l’omniprésence, dans les manuels d’histoire, la muséologie et les bandes dessinées, du souvenir de ces atrocités qui forme la jeunesse chinoise : par contraste, le rappel des Traités inégaux, des concessions étrangères et de la –semi-colonisation paraissent presque abstraits et désormais moins émotionnels. On relèvera, bien sûr, que passé le moment de vérité de la « littérature des cicatrices » chinoise après 1978, et l’irruption des critiques dans les media officiels, cette même propagande et ces mêmes manuels d’histoire ne disent absolument plus la vérité sur les crimes collectifs de l’ère maoïste. Une société qui censure officiellement la vérité historique la concernant et reste ainsi fidèle à l’héritage de la dictature ne peut entamer de front le processus de dialogue avec l’ennemi historique. On parle souvent, et aujourd’hui en particulier en Chine, de l’impossibilité qu’aurait le Japon de faire face à son passé de l’ère militariste impériale : et c’est vrai que le courant révisionniste est large et intimidant, même si, par exemple, les manuels d’histoire souvent cités comme pièces à conviction de ce délit de révisionnisme ne représentent finalement que moins de 10 % des ouvrages en circulation dans les écoles.
Mais on parle moins souvent de la paralysie et du conformisme chinois devant l’histoire. Or le régime use et abuse de la légitimité issue des griefs historiques et de la culpabilité bien réelle du Japon militariste : c’est après tout une recette qu’ont aussi utilisé les régimes communistes européens depuis 1945, bloquant jusqu’en 1989 leur propre évolution historique au nom de ce souvenir. La différence avec l’URSS et l’Europe de l’Est, c’est que ce qui était une culture de victime historique est aujourd’hui célébré à tout propos au sein d’une Chine en ascendance rapide, y compris par rapport à l’ensemble de ses voisins asiatiques. La commémoration et la répétition des griefs devient l’aliment essentiel d’un nationalisme jeune et agressif, qui est une des orientations possibles du système politique chinois.
Qu’un arbitre déplaise au cours d’un match de football sino-japonais, qu’un groupe d’étudiants nippons s’exhibe sur scène en tenue jugée légère, que des ouvriers chinois meurent en exhumant (dans le cadre d’un projet sino-japonais avec l’aide officielle de Tokyo) des obus chimiques enterrés depuis la guerre du Pacifique, que le Japon ose faire à la Russie d’avantageuses propositions commerciales en vue de construire un pipe-line vers Nakhodka sur la côte sibérienne, que l’ancien président taiwanais Lee Teng-hui (fortement lié au Japon et à sa droite politique) obtienne un visa d’entrée dans l’archipel, et les trompettes de la propagande se déchaînent. La fameuse opinion publique chinoise, dans une société civile régime censure la plupart des sondages et réprime fortement l’accès internet, est par contre entièrement libre d’exhaler rancoeurs et surenchères patriotiques dans des forums d’opinion où l’expression d’opinions démocratiques est par contre impossible. Le cœur sur la main, représentants officiels et lobbyistes chinois dans les sociétés occidentales vous expliquent ensuite que le gouvernement chinois est face à une opinion publique bien plus radicalement opposée que lui même au Japon, alors que ce même gouvernement a véritablement tout fait pour encourager ce déferlement, et lui seul, au sein d’un système politique encore très contrôlé par ailleurs.
Aujourd’hui, la « montée pacifique » de la Chine, qui apparaît comme le deuxième centre économique de l’Asie, mais doté d’un dynamisme plus évident que l’économie japonaise, et le « retour à l’état normal » d’un Japon dont les difficultés depuis plus d’une décennie estompent le sentiment de culpabilité historique, deviennent deux courants qui s’alimentent réciproquement. Disons-le, les conséquences géopolitiques et géoéconomiques de cette dérive ne déplaisent pas toujours aux acteurs tiers : l’Amérique peut renforcer sa symbiose économico-monétaire nouvelle avec la Chine tout en verrouillant plus que jamais une alliance stratégique nippo-américaine ; les entreprises européennes peuvent espérer concurrencer des firmes japonaises pourtant bien pus proches de la Chine en capitalisant sur le réflexe anti-japonais ; l’Asie du Sud-est bénéficie au fond de la concurrence sino-japonaise en matière d’assistance économique, de libéralisation commerciale et de diplomatie régionale.
D’un point de vue chinois, la rivalité régionale peut en effet prolonger pour l’avenir les reproches historiques. Le Japon est en Asie le houtai , soutien caché, de Taiwan quoiqu’en dénie la diplomatie japonaise officielle. C’est encore et pour longtemps le « porte-avions insubmersible » de l’alliance nippo-américaine qu’avait souhaité après-guerre le jeune Yasuhiro Nakasone. C’est aussi, on l’oublie un peu dans une Europe aux préoccupations essentiellement mercantiles en Asie, la première démocratie asiatique : or, de l’Asie du Nord-est à l’Asie du Sud-est, le modèle et les institutions démocratiques sont en ascension rapide, et cette évolution est tout aussi frappante que l’ascension économique d’une Chine encore autoritaire. Il y a donc, de part et d’autre, un affrontement de volonté et d’obstination : l’affaire du temple Yasukuni, où ce tacticien brutal qu’est le premier ministre Koizumi oppose au fond une version japonaise de l’adage « right or wrong, my country » à l’instrumentalisation politique du reproche historique en est un excellent révélateur.
Le pire est très loin d’être sûr. Du centre même de la nouvelle culture stratégique chinoise émergent des réflexions beaucoup plus sophistiquées sur la complémentarité sino-japonaise, et une certaine mise en perspective de la dimension populiste et de propagande des courants anti-japonais*b:. Les liens économiques – pour lesquels le Japon avait pris la tête de l’ouverture chinoise au début des années 1980, avant de revenir en arrière – sont un ciment puissant. Il serait pourtant illusoire, et bien réducteur, de croire que la problématique des rapports sino-japonais est soluble dans les seuls intérêts économiques qui peuvent être partagés par les deux pays.
1er janvier 2005
*a: Qui rend aujourd’hui à Ozu, on le sait, un hommage explicite avec Café Lumière.
*b: Nouvelles de Chine (accessible à www.centreasie.org) a fait depuis près de deux ans la chronique du débat chinois entre partisans d’un « cours nouveau » (xin shiwei) à l’égard du Japon et tenants de la thèse d’une rivalité insoluble. A la différence du Japon, ce débat ne s’étend pas ouvertement à une classe politique dont l’expression, sur des sujets aussi brûlants, est évidemment collective et contrôlée. |
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