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| Ise-jingû-naikû (sanctuaire intérieur d’Ise), pavillon grenier (mishinenomikura), le 02/11/2002, préfecture de Mie, ville d’Ise, [ref.084a57b44c], © J.S.C. |
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Le sanctuaire d’Ise, qu’on appelle aussi le Ô-Ise-san, Ise-jingû, Dai-jingû, ou encore simplement Jingû, est composé de deux sanctuaires majeurs : le sanctuaire intérieur, le Kôtai-jingû, et le sanctuaire extérieur, le Toyouke-dai-jingû, distant l’un de l’autre d’environ sept kilomètres et demi. Deux divinités majeures – la divinité ancestrale de la Maison impériale, Amateratsu-Ômikami, et la divinité de la nourriture, Toyouke-Ômikami – y sont respectivement vénérées. Les deux domaines sacrés où sont érigés les deux palais divins abritent aussi quatorze sanctuaires auxiliaires majeurs, bekkû, et cent neuf sanctuaires mineurs dans lesquels sont compris les sessha, massha et shokansha. Ces deux domaines sacrés sont des lieux déclarés tabous, isolés par l’eau, les montagnes et cachés au milieu d’une forêt dense d’immenses cyprès du Japon. Dans tout le pays, de nombreux sanctuaires shintô sont subordonnés au Jingû.
Les pavillons d’Ise-jingû ont été reconstruits en 1993, mais leur forme aurait été conservée à travers les multiples reconstructions depuis au moins le VIIe siècle. |
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| Sumiyoshi-taisha, honden, le 26/11/2002, ville d’Osaka, [ref.222a23b2c], © J.S.C. |
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Le Sumiyoshi-taisha est un sanctuaire shintô situé à Osaka, ancienne ville de Naniwa. Ce sanctuaire suivait le rite du shikinen-zôtai. Le honden (pavillon majeur) actuel date de 1410. Aussi, les pavillons de ce sanctuaire attesteraient d’une forme plus ancienne, d’une forme modèle : celle du Daijô-kyû. Véritable palais céleste, ce dernier est supposément, depuis le VIe siècle, reconstruit à l’identique à l’occasion de la consécration de chaque nouvel empereur. Mais, sitôt la cérémonie terminée, le palais céleste est détruit. |
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| Heian-jingû, taigokuden, le 30/09/2005, ville de Kyôto, [ref.054bisa12b4c], © J.S.C. |
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Le Heian-jingû, sanctuaire shintô, fut construit en1895, date anniversaire du onzième centenaire de la fondation de Heian-kyô (actuelle Kyôto). Les pavillons furent d’abord le symbole de la « Quatrième Exposition de l’Industrie Intérieure » avant de devenir ceux du sanctuaire actuel. Ces édifices sont une reconstitution des pavillons du palais impérial de Kyôto tel qu’il était au VIIIe siècle. L’exactitude de cette restitution (échelle 5/8ème) fut assurée par deux architectes d’importance, Itô Chûta et Kigo Kiyotaka. Pour exécuter ce projet, ils se sont appuyés sur l’ouvrage d’Uramatsu Kôzei, intitulé Daidairizu Kôshô (écrit entre 1758-1788), ouvrage qui avait déjà servi de base pour restituer le palais impérial en 1790. |
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| Yakushi-ji, tôtô, le 16/12/2002, Nara, Nara, [ref.249a14b5c], © J.S.C. |
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Dans l’enceinte du Yakushi-ji, temple bouddhique situé à Nara, ancienne capitale impériale du nom de Heijô-kyô, la pagode Est, achevée en 730, est le seul bâtiment authentique. Datée du VIIIe siècle, elle fut (re)construite à l’occasion du transfert de la capitale impériale – dans ce cas de Fujiwara-kyô à Heijô-kyô – et par là même du Yakushi-ji. A cette époque, ce temple comportait deux pagodes identiques. Celle de l’Ouest fut détruite dans un incendie en l’an 1528. Elle fut reconstruite à l’identique de la précédente, sa sœur jumelle, et achevée en 1981. |
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| Yakushi-ji, sanjûnotô (pagode à trois étages avec trois mokoshi, 1981), le 16/12/2002, Nara, Nara, [ref.249a24b10c], © J.S.C. |
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| Nikkô-Tôshôgû, Yômeimon, le 19/09/2002, Tochigi, Nikkô, [175a46b4c], © J.S.C. |
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| Rokuon-ji (Kinkaku-ji), Kinkaku (pavillon doré), le 13/09/2002, ville de Kyôto, [ref.122a12b5c], © J.S.C. |
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Le Kinkaku fut construit en 1398 pour les besoins de Yoshimitsu (1358-1408), troisième shôgun des Ashikaga. Ce pavillon est d’une architecture palatine, c’est-à-dire un bâtiment résidentiel d’un homme du pouvoir, mais il est aussi une chapelle, un lieu de retraite et de méditation. En 1950, ce pavillon fut détruit par un incendie. Il fut reconstruit à l’identique dès 1955. |
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| Jishô-ji (Ginkaku-ji), Ginkaku (pavillon argenté), le 14/12/2004, ville de Kyôto, [ref.093a33b11c], © J.S.C. |
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Ce pavillon fut construit par Ashikaga Yoshimasa (1436-1490) en 1483. C’est au cours de la première moitié de l’époque d’Edo que le pavillon du bouddha Kannon pris le nom populaire de Ginkaku. Au moins depuis cette époque, une légende dit que Yoshimasa, petit-fils de Yoshimitsu, s’est inspiré du pavillon de son grand-père (le pavillon doré) pour construire le sien. Son désir aurait été de recouvrir ce lieu de retraite de feuilles d’argent, ce qui n’advint jamais. Aucune preuve n’atteste de la véracité de cette légende, au contraire : le Ginkaku aurait été bâti sur un tout autre modèle, le shariden (pavillon des reliques) du Saihô-ji, pavillon aujourd’hui disparu. |
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