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La décolonisation des savoirs - Pour une géographie postcoloniale de la connaissance


Annonceur :Matthieu Renault
Aire géographique culturelle :Inde - Asie du Sud-Est
Lieu / Salle :Fondation Maison des Sciences de l'Homme
Date :24-05-2012 au 24-05-2012
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Séminaire de recherche et d’enseignement (février-juin 2012)
La décolonisation des savoirs
Pour une géographie postcoloniale de la connaissance


Université Paris-Est Créteil, Fondation Maison des Sciences de l’Homme
Sous la direction de Orazio Irrera, Daniele Lorenzini, Matthieu Renault



« Décolonisation des savoirs », ce mot d’ordre tend de nos jours à dessiner un programme de recherche interdisciplinaire original. Ceci n’est certainement pas étranger à l’introduction (se produisant non sans heurts) des postcolonial studies anglophones dans le champ académique français. Ce que les études postcoloniales nous auront appris à reconnaître, c’est que la décolonisation n’est pas seulement une tâche politique, mais aussi une tâche proprement épistémologique. Ainsi que l’écrit Robert J.C. Young, le postcolonialisme « combine les innovations épistémologiques et culturelles du moment postcolonial avec une critique des conditions de la postcolonialité ». Il s’agit alors de thématiser les politiques de connaissance en situation postcoloniale.
Cependant, nous n’en sommes pas encore au stade où l’on pourrait élaborer une théorie générale de la décolonisation épistémique. Nous en sommes à celui du projet. Il ne s’agit encore que de dresser un « inventaire » des pratiques théoriques concrètes de décolonisation des savoirs. Or, cette dernière, ainsi qu’en témoignent les oeuvres de Frantz Fanon, Edward Said, Dipesh Chakrabarty et bien d’autres encore, ne repose en rien sur la pure condamnation, voire la négation de ladite « pensée occidentale », mais bien plutôt sur sa « désoccidentalisation », ses traductions, ses déplacements. Il s’agit en somme de rendre compte de la conversion des théories nées sur le sol européen en théories voyageuses (ce que l’on pourrait encore appeler des « théories en dispersion ») phénomène qui n’est pas nouveau, mais qui, en contexte postcolonial, devient une véritable stratégie de connaissance. Chaque séance du séminaire retracera l’un de ses nombreux voyages, avec  pour horizon lointain la production de ce que l’on pourrait définir comme un discours de la méthode décoloniale.



Vendredi 17 février 2012 - 17h-20h
Fondation Maison des Sciences de l'Homme, 190 avenue de France, 75013 Paris (métro Quai de la gare ou Bibliothèque François Mitterrand), Salle du Conseil B, étage -1

Subjectivation et dé-subjectivation dans l'expérience bouddhiste
Rada Ivekovic (Réseau Terra, Transeuropéennes)
Ashley Thompson (Leeds University)




Mercredi 14 mars 2012 - 14h-16h30
Le séminaire aura exceptionnellement lieu à l'ENS campus Jourdan (Grande Salle)48 boulevard Jourdan - 75014 Paris.

Colonialisme et nazisme
Éric Fassin (École Normale Supérieure) : Toutes les décivilisations se valent-elles ? Colonialisme et nazisme de Césaire à Letchimy
Lotte Arndt (Humboldt U., Université Paris 7 – Denis Diderot) : Le génocide en Afrique du sud-ouest: une mémoire postcoloniale en Allemagne


PROGRAMME des 7 SEANCES SUIVANTES SUR :
http://decolonisationsavoirs.wordpress.com/


contact : decolonisation.savoirs@gmail.com
 





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