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Le pouvoir en chantant, tome II


Auteur(s) : Sabine Trébinjac
Aire géographique culturelle : Chine
Editeur : Société d'ethnologie

Chargée de recherche au CNRS, docteur de l’université Paris X-Nanterre, Sabine Trebinjac est membre du Laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparative (LESC, UMR 7186). Diplômée de l’université de Pékin, elle a effectué de multiples séjours en Chine et publié de nombreux articles ainsi qu’une étude sur la musique ouïgoure (Bloomington University Press). Elle a également édité un coffret de deux disques de musique ouïgoure (Ocora Radio-France/AIMP, Genève).
Titulaire de la médaille de bronze du CNRS, Sabine Trebinjac développe depuis une vingtaine d’années ses recherches sur le Turkestan chinois et la population ouïgoure.

À l’issue du premier tome du Pouvoir en chantant, consacré à la Chine contemporaine, l’hypothèse était formulée qu’il pouvait exister une certaine continuité historique entre l’ancienne Chine et la Chine contemporaine concernant la musique et ses institutions.
Afin de valider ou d’infirmer cette hypothèse, l’auteur s’appuie sur une démarche pluridisciplinaire mêlant la philosophie, l’anthropologie et l’acoustique. Elle livre ainsi au lecteur la traduction d’un traité confucéen du IIe siècle av. J.-C. consacré à la musique, qui permet d’appréhender la place de celle-ci dans la pensée de la Chine ancienne. Elle cherche également dans les annales historiques les mentions ayant trait à la musique et aux institutions musicales, avant d’illustrer par quelques exemples la réalité du travail musical dont était chargées lesdites institutions : élaboration de la musique impériale, travail préparatoire de la musique rituelle, organisation des collectes musicales, modification des étalons sonores, réglage des instruments...
Fort de ses deux tomes, Le Pouvoir en chantant met clairement en évidence la place et le rôle tenus par les affaires musicales au sein de l’organisation politique globale de l’État chinois tant impérial que communiste.





Sommaire
 
Introduction
Première partie
Un rescrit ancien sur la musique
Chapitre premier — Le Yueji : un traité « a-musical »
1.L’idéologie confucéenne : l’argument des Notes sur la Musique
2.Notes sur la Musique
3.L’analyse des Notes sur la Musique
Deuxième partie
Du symbole politique aux institutions musicales d’État
Chapitre II — Histoire du yuefu des Han
1.Les origines du yuefu
2.Organisation du yuefu
3.Fonctions du yuefu
Chapitre III — Les différentes institutions musicales d’État au fil des dynasties
annexe au chapitre III
Troisième partie
Le travail musical effectué dans les institutions d’État
Chapitre IV — Du tube de bambou à l’emblème politique
1.Les étalons sonores
2.Recherches acoustiques sur les étalons pendant la période impériale chinoise
3.Tubes et rites
Chapitre V — Quelques témoignages anciens de musiques transformées
1.Le premier recueil de chants collectés, le Shijing 詩經
2.Mohedoule et la musique militaire à l’époque des Han
Conclusion
Bibliographie








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