Mon compte Mon compte Contact Version en
Accueil    Thèses    Thèses
Monuments du Japon: miroir nippon des temps de l’Occident

Auteur : Jean-Sébastien Cluzel
Année de soutenance :2006
Université / établissement :Paris I – Panthéon-Sorbonne
Nombre de page : 368 p.
Discipline : Archéologie
Directeur de thèse : Alain Schnapp; Pierre Pinon
Aire géographique culturelle : Japon
Contacter l'auteur de cette thèse

Résumé

Ce travail est une enquête sur la réception des monuments du Japon, une étude sur la genèse du patrimoine architectural japonais depuis le XVe siècle. En suivant une piste qui part des premiers récits de voyage dans l’archipel, à travers traductions, éditions et interprétations, les commentaires des Occidentaux sur l’architecture du Japon – ceux d’Àlvares, Fróis, Kaempfer, Charlevoix, Siebold, jusqu’à ceux de Humbert – reflètent, en négatif et dans l’histoire, les valeurs de l’architecture d’Occident. Mais tous ces textes ne désignent-ils pas les « monuments » élus par les autochtones comme médiums de leur culture et de leur société ? Oubliés, ces bâtisseurs d’identité sont les pères des travaux de Fenellosa, d’Okakura, d’Itô, de Gonse ou encore de Cram qui, à partir de 1868, pris dans le grand mouvement de réinvention de la tradition nationale, voulurent fonder une école d’histoire de l’art japonais sur le modèle occidental. Ces tentatives furent-elles vaines ? Les monuments japonais aspiraient à une interprétation nipponne. Les bases de leur grammaire et de leur histoire ne seront synthétisées qu’au début du XXe siècle par Amanuma et Adachi. Quant à l’histoire de l’architecture japonaise en tant que science sociale et nationale, elle ne prendra forme qu’en 1947 sous la plume du génial et jeune historien, Ôta Hirotarô. Laissant la chronologie politique, renouant avec une tradition de la période Edo dont témoigne l’œuvre d’Uramatsu Kôzei, l’ouvrage d’Ôta affirme que la monumentalité japonaise est une sorte de restauration de la mémoire. Se faisant histoire, jouant de l’errance et de l’impermanence, le monument nippon condamne-t-il le savant à la recherche du modèle perdu et le bâtisseur à le restituer ? Allant du Levant au Couchant, des chroniqueurs aux édifices, ce pan de l’histoire de la réception de l’architecture japonaise révèle différentes conceptions du temps, de l’histoire et de la mémoire, qui font des monuments du Japon un miroir des temps de l’Occident.









 Thèses

 
 
Version Imprimable

Création site internet